Publié : 1er octobre 2005
Format PDF Enregistrer au format PDF

Bilan et perspectives.

Le CDI, un lieu-ressource.

Ces dernières années ont été consacrées à créer un lieu-ressource qui puisse répondre aux différentes demandes de tous les protagonistes de l’établissement. Malgré des lacunes sur des sujets particuliers dont la politique d’achat doit tenir compte (tout comme la nécessaire cohérence avec le projet d’établissement et l’évolution logique du fonds documentaire), le CDI offre un outil qui peut répondre à de très nombreuses situations d’apprentissage.

On peut noter que le nombre d’emprunts augmente chaque année.(1570 l’an dernier au moyen de BCDI). Cela est du à une meilleure offre quantitative et qualitative ainsi qu’à certaines actions tel que le prix Bouquenstock.
Par contre, on observe une nombre bien plus important de prêts pour les classes de 6ème et de 5ème que pour les classes de 4ème et de 3ème. Parallèlement, il faut noter une baisse des emrunts « documentaires » (concurrence d’internet) qui doit amener à réfléchir sur la complémentarité entre supports documentaires « imprimés » et « informatiques ». L’expérience de ces quelque années montre une évolution extrèmement rapide de l’attitude des élèves face à l’accès à l’information. Les sources d’information sont de plus en plus nombreuses, protéiformes, plus facilement accessibles en terme de lieu et de temps. D’une certaine façon, on a à faire avec un élève « zappeur » qui a l’illusion de pouvoir trouver une information simple ou complexe de façon quasi instantannée, voire « magique ». Reste le problème extrèmement complexe de la pertinence de l’information trouvée et de son traitement.

Fréquentation

La fréquentation du Cdi est toujours très importante quantitativement malgré les impossibilités répétées d’accueillir les élèves pendant les heures de cours dispensées au CDI. Au cours de l’année 2004/2005, ces heures ont été très nombreuses. Il y eut des semaines où la moitié des heures d’ouverture du CDI étaient réservées par des heures de cours ( en général dispensées par le professeur-documentaliste seul ou en partenariat avec un professeur de discipline). La disparition du poste d’aide-documentaliste est très préjudiciable quant à la possibilité d’accueil d’élèves simultané à un cours. Lorsqu’un cours doit se tenir dans la salle informatique, le CDI est purement et simplement fermé.

Le CDI, lieu pédagogique

Qualitativement, des séquences de formation à la recherche à la recherche documentaire concernent pour la deuxième année consécutive les élèves de chaque niveau (Atelier et méthodologie du CDI en 6ème, partenariat avec les enseignants de technologie en 5ème, 4ème et 3ème). Cela permet d’élaborer une progression avec des objectifs pour chaque niveau, mais il s’agit d’une formation minimum qui mériterait au moins des réinvestissements répétés.
D’autres partenariats ont lieu ( IDD, Prix littéraire, projets ponctuels...) mais ils ne concernent pas tous les élèves d’un même niveau. On ne peut donc pas prétendre, dans cette configuration, atteindre les mêmes objectifs pédagogiques pour chaque élève.
D’autre part, il existe assez peu de demandes de recherche documentaire associées aux programmes disciplinaires.

Documentation et matériel

Une étude du budget de ces dernières années montre que le budget étant resté constant, une part du budget de plus en plus importante est consacrée à l’achat de matériel ou de services de dépouillement extérieurs (Mémoelectre, mémonotices...). La part consacrée à l’achat de documentation diminue d’année en année.

Le parc informatique du Cdi est très disparate. Il est nécessaire de moderniser d’harmoniser le parc. La perspective de proposer d’utiliser Le logiciel SPIP comme moyen de publier sur Internet demande que les ordinateurs soient tous capables de fonctionner directement avec ce type de logiciel avec la connexion ADSL.

Perspectives

L’ambition première était de centraliser physiquement toutes les ressources documentaires afin de les mettre à la dispositions de tous. En réalité, ce n’est pas tout à fait le cas. Il paraît essentiel que les ressources documentaires proposées aux élèves soient contrôlées, sélectionnées, traitées sur la base de données documentaires BCDI3. Il serait plus cohérent et efficace que toutes les ressources documentaires soient centralisées dans la base de données BCDI afin que tous les utilisateurs puissent avoir connaissance de leur existence et si possible y avoir accès rapidement. C’est, dans ce sens que le CDI a vocation et l’ambition d’être le lieu-ressource documentaire de l’établissement même s’il existe d’autres lieux proposant des ressources documentaires propres et même si les évolutions technologiques permettent d’extérioriser l’accès aux ressources documentaires. (ressources internet, site du collège..)
Pour une meilleure efficacité, l’achat de BCDI3 web a été réalisé en fin d’année 2004/2005 avec l’ambition de le faire fonctionner dans l’interface du site internet du CDI, partie intégrante du site du collège.

Le changement d’attitude des élèves face au document et à la recherche documentaire, la concurrence entre supports électroniques et « papier » (dont il faut au contraire assurer la complémentarité), la possibilité d’offrir de nouveaux outils de travail aux élèves (site internet, BCDI3 web...) font que la pratique professionnelle évolue sans cesse. Néanmoins, il est plus que jamais nécessaire de mettre en place un projet pédagogique qui insiste beaucoup sur le travail d’abstraction (mots-clés, équation de recherche... ;) et sur le traitement critique de l’information ( sélection de l’information, pertinence, prise en compte du contexte ....) alors que l’accès à une information de masse semble à la portée de tous.
La notion de projet pédagogique global (qui devrait être accompagné d’un référentiel de compétences de recherche documentaire et de traitement de l’information) est toujours relativement fragile car elle dépend toujours du partenariat et peut être remis en question d’une année à l’autre.