Publié : 21 mars 2006
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Ses choix de comédien

Qu’est ce que vous n’accepteriez jamais de jouer ?

[...] Rien, je pense que je pourrais tout jouer, sauf dans des films pornographiques.[rires]
Tout dépend de ce que l’on va raconter dans le film. J’ai des envies diverses.
Je n’ai pas forcément plus envie de jouer les rôles positifs que les rôles négatifs.

Avez-vous déjà hésité sur le choix d’un rôle ?

Oui, souvent. Pour différentes raisons. Ce que j’aime bien, c’est quand un rôle me mène ailleurs. Il n’y a pas que le rôle qui peut poser problème, ça dépend aussi des conditions, de la confiance des uns et des autres.

Avez-vous peur que certains rôles nuisent à votre carrière ?

Non. Je ne raisonne pas en terme d’image et de carrière. C’est la somme des choix que je fais qui crée ma carrière. Je choisis des rôles avec lesquels je suis en accord.

La plupart des rôles que nous connaissons de vous sont des rôles de personnages violents. Est-ce un choix ?

Ah, vous trouvez que je joue souvent des rôles violents, ce n’est pas mon impression. Robert d’Artois, dans Les « Rois Maudits », est en quête de justice, pas de violence.
Robert d’Artois va aller encore plus loin à force d’échecs et de réussites. C’est comme ça qu’il va s’enfoncer dans cette spirale de vengeance.

La violence me fascine mais d’un point de vue neutre, ça m’interpelle.
Finalement, les interviews des vétérans qui ont vu la mort partout montrent qu’ils ont vécu des moments de liberté absolue.
Je suis une sorte de Go Beetwen.

Toutes les questions émanent des élèves.

Dans quel film auriez-vous aimé jouer ?

Il y en a un paquet : dans les films de Clint Eastwood ou j’aurais aimé donner la réplique à Marilyn Monroe.[rires]

Si Bertrand Tavernier vous proposait de jouer un 5ème rôle avec lui, accepteriez-vous ?

Oui, ça m’étonnerait qu’il m’en propose un, mais oui.

A part Bertrand Tavernier, avec qui aimeriez-vous tourner ?

Il y en a pas mal, comme ce jeune réalisateur qui a fait « Je ne suis pas là pour être aimé » (Stéphane Brizé). Je le trouve formidable, il a une grande sensibilité. Ou avec Leconte...